La Contre-Réforme catholique au XXe siècle

Nouveautés sur le site

LA RENAISSANCE DE L’ACADIE CATHOLIQUE ET FRANÇAISE
I. La vie et l’œuvre de Mgr Marcel-François Richard

En Amérique du Nord, une communauté catholique et française d’abord tombée sous les coups d’une violente persécution anglo-protestante, a su renaître et peu à peu s’imposer ; c’est l’Acadie, dont l’histoire va alimenter notre réflexion sur les conditions d’une possible cohabitation des deux communautés nationales. Cette renaissance est en grande partie l’œuvre de l’abbé Marcel-François Richard qui fut le porte-parole et le défenseur de son peuple.

LES CAPUCINS CANADIENS EN INDE
II. De la missiologie à l’inculturation

Nous avons laissé les Capucins canadiens à un tournant de leur aventure missionnaire, quand ils prennent possession du territoire confié à leurs soins par la Congrégation de la Propagande : la préfecture apostolique de Gorakhpur. Pour le nouveau préfet, Mgr Malenfant, le temps était enfin venu de mettre en application sa doctrine missiologique, mûrie depuis longtemps, à l’école des papes Pie XI et Pie XII, ainsi que des experts les plus en vogue à l’époque.

LES CAPUCINS CANADIENS EN INDE
I. De la mission à la missiologie

Ce fut une grande grâce pour les jeunes Capucins canadiens de faire leurs premières armes en Éthiopie sous la direction de Mgr Jarosseau. Chassés au moment la guerre, ils ont été appelés en Inde pour remplacer les Italiens. C’est en 1947, qu’ils prennent en charge la préfecture apostolique de Gorakhpur.

Les Capucins canadiens en Inde

Les Capucins canadiens ont écrit une page, peu connue ici, de l’histoire des missions catholiques : la fondation du diocèse de Varanasi, aux Indes. Cette œuvre de trente ans, réalisée par une quarantaine de missionnaires, peut être considérée comme une vitrine de la mission moderne, modelée par les pontificats de Benoît XV, Pie XI et Pie XII, avant l’entreprise de “ dé-mission ” forcée accomplie par Vatican II. Son étude nous permettra donc d’illustrer en toute impartialité le bouleversement de l’œuvre des missions catholiques, et de vérifier la critique qu’en a faite l’abbé de Nantes durant les débats conciliaires.

Elzéar DeLamarre et le Lac-Bouchette

Le pèlerinage du Lac-Bouchette, un des sanctuaires nationaux du Canada, a participé à l’endiguement du libéralisme pendant plusieurs décennies, grâce à son fondateur, l’abbé Elzéar DeLamarre, ardent polémiste et catholique intégral. De nombreux pèlerins y ont retrempé leur foi et avivé leur dévotion à l’Immaculée et à saint Antoine.

Le Canada et la Grande Guerre  : Victoires militaires, défaite nationale

La victoire de Courcelette, le 16 septembre 1916, et d’autres, moins importantes, en octobre et en novembre, consolidèrent la réputation du corps d’armée canadien et de son commandant anglais, le général Byng, dont la tactique pour emporter les tranchées ennemies se révéla fort efficace, en même temps qu’économe en vies humaines. Au pays, les anglophones ne pouvaient plus considérer les Canadiens-français comme des lâches ou des traîtres. Il aurait donc été possible de favoriser une réconciliation des deux « peuples fondateurs ». Il n’en a rien été…

Consécration du Canada au Cœur Immaculée de Marie

En 1947, pour le centenaire du diocèse d’Ottawa, une double manifestation s’organisa : d’une part, le pèlerinage de la Vierge, du Cap-de-la-Madeleine jusqu’à la capitale fédérale, et d’autre part le Congrès marial d’Ottawa. Ce fut un véritable triomphe qui se conclut par la consécration du Canada au Cœur Immaculé de Marie.

Le Canada et la Grande Guerre  : Héroïsme des soldats et luttes partisanes

Il y a un siècle, avec la loi sur la conscription, le Canada entrait dans une crise politique majeure qui creusa un fossé entre les Québécois et le reste des Canadiens. Pourtant, au même moment, soldats canadiens francophones et anglophones mêlaient leur sang dans des combats héroïques, prenant ainsi peu à peu conscience de leur identité nationale. Étudions ce curieux phénomène d’un nationalisme s’affermissant sur un théâtre d’opérations étranger, tandis qu’il devient impossible sur son sol.

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, et l’épopée de Ville-Marie

Paul  de Chomedey de Maisonneuve, fondateur et premier gouverneur de Ville-Marie (1641-1665), est sans doute l’une des plus belles figures de notre histoire sainte, mais les rares célébrations qui ont entouré le 4e centenaire de sa naissance ont occulté la part orthodromique qui fait toute la grandeur et la fécondité de son œuvre. Pire : l’inconcevable silence des célébrations du 375e anniversaire de Montréal sur sa personne demande réparation. Tâchons de combler cette lacune.

Duplessis  : un règne sans lendemain

Après son retour au pouvoir, Duplessis va devoir affronter jusqu’à sa mort une vive opposition. On lui reproche surtout de faire le jeu des capitalistes, de n’être pas un véritable démocrate et de maintenir le Québec sous l’emprise d’une idéologie catholique rétrograde, empêchant son ouverture au monde. Après avoir brossé un tableau de ses réalisations, qui font objectivement de lui un de nos grands hommes d’État, il convient d’examiner cette triple critique afin, éventuellement, de reconnaître tout aussi objectivement des aspects négatifs à l’action de celui que les Québécois ont élu cinq fois Premier ministre, un record.

La bataille de l’autonomie provinciale

Entre les nationalistes idéologues, tels Bourassa et Groulx, et les politiciens retors comme Georges-Étienne Cartier, Honoré Mercier et Wilfrid Laurier, Duplessis fut le premier homme politique à faire œuvre vraiment constructive, utile au Canada français catholique, avec lequel il se trouva en parfaite syntonie. Malheureusement, elle suscita une opposition idéologique.

Mère Bernard Morin

Le 4 octobre 1929, tout le Chili est en deuil : la Mère Bernard Morin vient de séteindre. Fille spirituelle de Mgr Bourget, elle s’était trouvée dans ce pays suite à une étonnante conduite de la providence. Elle y fonda une nouvelle branche des Sœurs de la Providence de Montréal à la tête de laquelle elle se dévoua 76 ans, multipliant les œuvres en faveur des orphelins et des malheureux.

Le Père Brousseau

On disait de Saint-Damien de Bellechasse qu’il ne pouvait y pousser que de la roche ! C’était vrai, et pourtant, il y poussa une congrégation religieuse, les Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, dont la fondation et le développement écrivent l’une des plus belles pages de l’histoire de l’Église canadienne au début du 20e siècle. On y touche sans cesse le doigt de Dieu bénissant le dévouement du Père Brousseau, un de ces prêtres qui honorent le clergé canadien et dont l’exemple, loin d’être oublié, devrait être médité.

Rodolphe Duguay

Rodolphe Duguay est contemporain de Borduas, de Marc-Aurèle Fortin, de Jean-Paul Lemieux ; eux sont célèbres par leur conception révolutionnaire de l’art ou leur vision moderne de l’Homme, mais lui est pratiquement inconnu puisque sa peinture de la vie rude des paysans canadiens-français de son temps, est un reflet de leur âme catholique. Paysagiste de talent, il voyait Dieu se révéler dans la nature.

 

Le gouvernement fédéral et les Indiens de l’Ouest

Alors qu’éclate le scandale des pensionnats autochtones, rejaillissant sur les communautés religieuses, il est important de se faire une idée précise de la politique gouvernementale qui a présidé à leur fondation. La thèse de James Daschuk dont les Presses de l’Université Laval viennent opportunément de publier la traduction française vient corroborer les thèses de Maureen Lux et de Mary-Ellen Kelm qui, dès les années 1990, expliquaient scientifiquement le déclin des populations autochtones par le racisme des colons et des politiques gouvernementales. Les missionnaires catholiques furent alors leurs seuls défenseurs.

Le dernier mot ultramontain

Loin de voir sa province comme la terre des Canadiens français à reconquérir sur l’envahisseur anglais, Duplessis la voyait comme une communauté historique à sauver et à faire prospérer. Vision réaliste, qui portait à l’union des forces – d’où le nom d’Union nationale, donné à son parti – et n’opposait pas indûment le nationalisme aux intérêts privés, ni le progrès économique aux traditions de notre peuple. Il intégrait en sa personne les aspirations légitimes des conservateurs, des nationalistes et des progressistes, comme les trois grandes voix d’un même patriotisme fondamental. Il voulait en définitive que la société demeure ouvertement chrétienne et soumise aux lois de l’Église.

Une congrégation religieuse dans la révolution conciliaire et la révolution tranquille

L’impact du concile Vatican II et de la Révolution tranquille sur les communautés religieuses est rarement traité au Québec, sinon d’une manière expéditive dans le dernier chapitre des monographies d’anniversaire de leur fondation… tandis que se profile leur disparition. Dominique Laperle vient combler ce manque dans un livre intéressant qui retrace l’évolution entre 1955 et 1985 de la congrégation canadienne-française jadis la plus florissante : les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, dont l’origine remonte à la renaissance catholique du Canada français au milieu du 19e siècle.

Une polémique aux funestes conséquences  : Duns Scot, interdit au canada-français  !

Après avoir étudié la vie et l’œuvre du Père Éphrem Longpré, revenons sur un épisode qui lui laissa un souvenir amer et, surtout, qui eut de graves conséquences pour le Canada-français : la polémique suscitée par sa tournée de conférences sur l’École franciscaine et, tout particulièrement, sur Duns Scot. En interdisant l’enseignement de sa doctrine au Canada français, l’Église s’est privée d’une source doctrinale qui lui aurait permis de réagir chrétiennement aux erreurs modernes et d’échapper à la désorientation.

Pierre Lambert  : l’honneur d’être Phalangiste

Le 16 mai 2015, notre ami Pierre Lambert rendait sa belle âme à Dieu. Parmi les premiers, il prononça son acte d’allégeance à la Phalange, en août 1985. Son caractère fort était largement atténué par une douce humilité faite d’affection, de reconnaissance, d’estime des autres, qui le rendaient si attachant. Il avait conscience, tout d’abord, de la richesse inouïe de la doctrine de notre Père, et il avait compris qu’il fallait travailler pour se l’approprier. Il avait compris aussi que la CRC était un combat contre Satan, et donc que les coups durs étaient inévitables. Voilà pourquoi il demandait chaque jour la grâce de la fidélité et aurait voulu que tous les phalangistes, guidés par les frères, s’attellent à la pratique de la vertu et à l’étude de la doctrine, gardant ainsi la vraie joie chrétienne.