La Contre-Réforme catholique au XXe siècle
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Archives des derniers numéros
de la Renaissance catholique 

Duplessis : un règne sans lendemain

Après son retour au pouvoir, Duplessis va devoir affronter jusqu’à sa mort une vive opposition. On lui reproche surtout de faire le jeu des capitalistes, de n’être pas un véritable démocrate et de maintenir le Québec sous l’emprise d’une idéologie catholique rétrograde, empêchant son ouverture au monde. Après avoir brossé un tableau de ses réalisations, qui font objectivement de lui un de nos grands hommes d’État, il convient d’examiner cette triple critique afin, éventuellement, de reconnaître tout aussi objectivement des aspects négatifs à l’action de celui que les Québécois ont élu cinq fois Premier ministre, un record.

La bataille de l’autonomie provinciale

Entre les nationalistes idéologues, tels Bourassa et Groulx, et les politiciens retors comme Georges-Étienne Cartier, Honoré Mercier et Wilfrid Laurier, Duplessis fut le premier homme politique à faire œuvre vraiment constructive, utile au Canada français catholique, avec lequel il se trouva en parfaite syntonie. Malheureusement, elle suscita une opposition idéologique.

Le gouvernement fédéral et les Indiens de l’Ouest

Alors qu’éclate le scandale des pensionnats autochtones, rejaillissant sur les communautés religieuses, il est important de se faire une idée précise de la politique gouvernementale qui a présidé à leur fondation. La thèse de James Daschuk dont les Presses de l’Université Laval viennent opportunément de publier la traduction française vient corroborer les thèses de Maureen Lux et de Mary-Ellen Kelm qui, dès les années 1990, expliquaient scientifiquement le déclin des populations autochtones par le racisme des colons et des politiques gouvernementales. Les missionnaires catholiques furent alors leurs seuls défenseurs.

Le dernier mot ultramontain

Loin de voir sa province comme la terre des Canadiens français à reconquérir sur l’envahisseur anglais, Duplessis la voyait comme une communauté historique à sauver et à faire prospérer. Vision réaliste, qui portait à l’union des forces – d’où le nom d'Union nationale, donné à son parti – et n’opposait pas indûment le nationalisme aux intérêts privés, ni le progrès économique aux traditions de notre peuple. Il intégrait en sa personne les aspirations légitimes des conservateurs, des nationalistes et des progressistes, comme les trois grandes voix d’un même patriotisme fondamental. Il voulait en définitive que la société demeure ouvertement chrétienne et soumise aux lois de l’Église.

UNE CONGRÉGATION RELIGIEUSE
DANS LA RÉVOLUTION CONCILIAIRE ET LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

L’impact du concile Vatican II et de la Révolution tranquille sur les communautés religieuses est rarement traité au Québec, sinon d’une manière expéditive dans le dernier chapitre des monographies d’anniversaire de leur fondation... tandis que se profile leur disparition. Dominique Laperle vient combler ce manque dans un livre intéressant qui retrace l’évolution entre 1955 et 1985 de la congrégation canadienne-française jadis la plus florissante : les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, dont l’origine remonte à la renaissance catholique du Canada français au milieu du 19e siècle.

UNE POLÉMIQUE AUX FUNESTES CONSÉQUENCES :
DUNS SCOT, INTERDIT AU CANADA-FRANÇAIS !

Après avoir étudié la vie et l’œuvre du Père Éphrem Longpré, revenons sur un épisode qui lui laissa un souvenir amer et, surtout, qui eut de graves conséquences pour le Canada-français : la polémique suscitée par sa tournée de conférences sur l’École franciscaine et, tout particulièrement, sur Duns Scot. En interdisant l’enseignement de sa doctrine au Canada français, l’Église s’est privée d’une source doctrinale qui lui aurait permis de réagir chrétiennement aux erreurs modernes et d’échapper à la désorientation.

Pierre Lambert : l’honneur d’être Phalangiste

Le 16 mai 2015, notre ami Pierre Lambert rendait sa belle âme à Dieu. Parmi les premiers, il prononça son acte d’allégeance à la Phalange, en août 1985. Son caractère fort était largement atténué par une douce humilité faite d’affection, de reconnaissance, d’estime des autres, qui le rendaient si attachant. Il avait conscience, tout d’abord, de la richesse inouïe de la doctrine de notre Père, et il avait compris qu’il fallait travailler pour se l’approprier. Il avait compris aussi que la CRC était un combat contre Satan, et donc que les coups durs étaient inévitables. Voilà pourquoi il demandait chaque jour la grâce de la fidélité et aurait voulu que tous les phalangistes, guidés par les frères, s’attellent à la pratique de la vertu et à l’étude de la doctrine, gardant ainsi la vraie joie chrétienne.

Le Père Éphrem Longpré : Un savant canadien malheureusement oublié

Le Père Éphrem Longpré, savant médiéviste de réputation mondiale, a réalisé une œuvre remarquable qui, si elle avait été prise en considération par ses compatriotes, aurait pu changer le visage de l’Église canadienne dans les années 1940-1950. Ses convictions rejoignent la doctrine de l’abbé de Nantes et ouvrent une voie pour la renaissance de l’Église catholique au Canada.

La métaphysique relationnelle au secours du pape François

Qu’il défende l’environnement ou la famille, le pape François se heurte à l’individualisme, qui engendre autant l’incapacité de travailler au bien commun de la société, que la « culture du provisoire », qui mine la vie familiale. Pour s’y opposer, le Saint-Père rappelle l’enseignement évangélique, qu’il illustre de beaux exemples, mais il est légitime de penser que cela ne suffira pas à provoquer une salutaire réaction, et surtout à la consolider. Ne faudrait-il pas aussi déterminer l’erreur qui sous-tend ce mal contemporain et y porter un remède adéquat ? C’est le service éminent que l’abbé de Nantes rend à l’Église aujourd’hui : lui proposer une métaphysique à l’unisson de l’idéal évangélique et de la raison.

Frère Flavien Laplante : II. Un cœur Missionnaire Jusqu’au bout

Lorsqu’en 1949, frère Flavien revient à Diang après un premier séjour au Canada, il a hâte de se remettre au travail. Avec l’accord de ses supérieurs, il veut développer les œuvres entreprises à l’occasion de la guerre et s’occuper des 65 000 pêcheurs de la côte Est de la baie du Bengale, afin de leur montrer en actes et en paroles la charité du Christ et l’amour de la Vierge Marie. C’est ce cœur que nous allons voir à l’œuvre, jusqu’au bout, malgré toutes les difficultés et le bouleversement qui résulteront du concile Vatican II.

Un religieux canadien aux périphéries : Le frère Flavien Laplante c.s.c

Au sud de Chittagong, la seconde agglomération du Bangladesh, un vaste sanctuaire marial dédié à Notre-Dame de Lourdes attire les chrétiens, mais aussi des musulmans et des hindouistes. Son fondateur est un religieux enseignant canadien, de la Congrégation de Sainte-Croix, le frère Flavien Laplante, décédé en 1981. Son procès de béatification a été ouvert le 13 février 2009. Parcourons sa passionnante biographie, un vrai roman d’aventures en tout genre, pour notre édification, mais aussi pour avoir un bel exemple de saint religieux qui a souffert des réformes de Vatican II, tout en sachant garder humblement la charité et l’essentiel de sa vocation, faisant ainsi un ultime progrès sur le chemin de la perfection.

Les Récollets de Nouvelle-France

Le diocèse de Montréal s’apprête à commémorer en juin le quatrième centenaire de l’arrivée des Récollets en Nouvelle-France et de la première messe célébrée dans la colonie. Bonne occasion de rappeler la part prise par les fils de saint François dans l’histoire de notre pays, part souvent oubliée, composée d’ombres et de lumières, mais qui gagnera à être connue dans sa pleine vérité.