La Contre-Réforme catholique au XXe siècle
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Archives des derniers numéros
de la Renaissance catholique 

MONSEIGNEUR NORBERT PROVENCHER
À L’ORIGINE DE LA CONQUÊTE DE L’OUEST CANADIEN

Le 2 juillet 2018, le diocèse de Saint-Boniface, Église mère du Nord-Ouest canadien, fêtera son deuxième centenaire en commémorant l’arrivée de son premier missionnaire, qui deviendra son premier évêque, Mgr Joseph-Norbert Provencher, une grande figure de notre histoire, malheureusement bien oubliée aujourd’hui.

La Révolution tranquille

1960 : au mythe de la « grande noirceur » va succéder un autre mythe, façonné par ses artisans : celui d’une « Révolution tranquille » à la marche irrépressible et permettant tous les espoirs... Parvenus à ce point de notre histoire volontaire, au basculement de notre monde chrétien, il importe avant tout de ne pas se laisser impressionner par les apparences. Un tel phénomène n’est spontané en aucun peuple, il est forcément le résultat d’une subversion préparée de longue date, diffusant ses idées à petites doses dans le corps social. 

La rébellion érigée en art ou l’art de l’apostasie

Dans une suite de conférences, nous avons survolé l’histoire de notre patrimoine artistique. Alors qu’à la fin du XIXe siècle notre architecture religieuse perd tout caractère propre, les arts plastiques s’enrichissent de belles œuvres originales. Des artistes canadiens-français produisent un art figuratif en harmonie avec la société québécoise, exprimant quelque chose de plus profond au-delà de la simple représentation du réel. Dans ce contexte culturel surgit soudainement l’art abstrait, véritable révolution culturelle qui annonce un bouleversement de la société canadienne.

La religion du MASDU

Les actes de Vatican II sont imprégnés de l’hérésie personnelle du pape Paul VI, une nouvelle théorie de la religion comme « Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle », en abrégé MASDU. Aujourd’hui le pape François la professe en disciple, stérilisant ses efforts de réforme de l’Église et l’empêchant d’écouter les demandes de Notre-Dame de Fatima.

Le Canada et la Grande Guerre : Victoires militaires, défaite nationale

La victoire de Courcelette, le 16 septembre 1916, et d’autres, moins importantes, en octobre et en novembre, consolidèrent la réputation du corps d’armée canadien et de son commandant anglais, le général Byng, dont la tactique pour emporter les tranchées ennemies se révéla fort efficace, en même temps qu’économe en vies humaines. Au pays, les anglophones ne pouvaient plus considérer les Canadiens-français comme des lâches ou des traîtres. Il aurait donc été possible de favoriser une réconciliation des deux « peuples fondateurs ». Il n’en a rien été...

Le Canada et la Grande Guerre : Héroïsme des soldats et luttes partisanes

Il y a un siècle, avec la loi sur la conscription, le Canada entrait dans une crise politique majeure qui creusa un fossé entre les Québécois et le reste des Canadiens. Pourtant, au même moment, soldats canadiens francophones et anglophones mêlaient leur sang dans des combats héroïques, prenant ainsi peu à peu conscience de leur identité nationale. Étudions ce curieux phénomène d’un nationalisme s’affermissant sur un théâtre d’opérations étranger, tandis qu’il devient impossible sur son sol.

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, et l’épopée de Ville-Marie

Paul  de Chomedey de Maisonneuve, fondateur et premier gouverneur de Ville-Marie (1641-1665), est sans doute l’une des plus belles figures de notre histoire sainte, mais les rares célébrations qui ont entouré le 4e centenaire de sa naissance ont occulté la part orthodromique qui fait toute la grandeur et la fécondité de son œuvre. Pire : l’inconcevable silence des célébrations du 375e anniversaire de Montréal sur sa personne demande réparation. Tâchons de combler cette lacune.

Duplessis : un règne sans lendemain

Après son retour au pouvoir, Duplessis va devoir affronter jusqu’à sa mort une vive opposition. On lui reproche surtout de faire le jeu des capitalistes, de n’être pas un véritable démocrate et de maintenir le Québec sous l’emprise d’une idéologie catholique rétrograde, empêchant son ouverture au monde. Après avoir brossé un tableau de ses réalisations, qui font objectivement de lui un de nos grands hommes d’État, il convient d’examiner cette triple critique afin, éventuellement, de reconnaître tout aussi objectivement des aspects négatifs à l’action de celui que les Québécois ont élu cinq fois Premier ministre, un record.

La bataille de l’autonomie provinciale

Entre les nationalistes idéologues, tels Bourassa et Groulx, et les politiciens retors comme Georges-Étienne Cartier, Honoré Mercier et Wilfrid Laurier, Duplessis fut le premier homme politique à faire œuvre vraiment constructive, utile au Canada français catholique, avec lequel il se trouva en parfaite syntonie. Malheureusement, elle suscita une opposition idéologique.

Le gouvernement fédéral et les Indiens de l’Ouest

Alors qu’éclate le scandale des pensionnats autochtones, rejaillissant sur les communautés religieuses, il est important de se faire une idée précise de la politique gouvernementale qui a présidé à leur fondation. La thèse de James Daschuk dont les Presses de l’Université Laval viennent opportunément de publier la traduction française vient corroborer les thèses de Maureen Lux et de Mary-Ellen Kelm qui, dès les années 1990, expliquaient scientifiquement le déclin des populations autochtones par le racisme des colons et des politiques gouvernementales. Les missionnaires catholiques furent alors leurs seuls défenseurs.

Le dernier mot ultramontain

Loin de voir sa province comme la terre des Canadiens français à reconquérir sur l’envahisseur anglais, Duplessis la voyait comme une communauté historique à sauver et à faire prospérer. Vision réaliste, qui portait à l’union des forces – d’où le nom d'Union nationale, donné à son parti – et n’opposait pas indûment le nationalisme aux intérêts privés, ni le progrès économique aux traditions de notre peuple. Il intégrait en sa personne les aspirations légitimes des conservateurs, des nationalistes et des progressistes, comme les trois grandes voix d’un même patriotisme fondamental. Il voulait en définitive que la société demeure ouvertement chrétienne et soumise aux lois de l’Église.

UNE CONGRÉGATION RELIGIEUSE
DANS LA RÉVOLUTION CONCILIAIRE ET LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

L’impact du concile Vatican II et de la Révolution tranquille sur les communautés religieuses est rarement traité au Québec, sinon d’une manière expéditive dans le dernier chapitre des monographies d’anniversaire de leur fondation... tandis que se profile leur disparition. Dominique Laperle vient combler ce manque dans un livre intéressant qui retrace l’évolution entre 1955 et 1985 de la congrégation canadienne-française jadis la plus florissante : les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, dont l’origine remonte à la renaissance catholique du Canada français au milieu du 19e siècle.