La Contre-Réforme catholique au XXe siècle
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Archives des derniers numéros
de la Renaissance catholique 

Le frère Marie-Victorin : La science, mais pour quel nationalisme ?

On ne peut faire l’histoire du nationalisme canadien-français sans s’arrêter sur l’attachante figure du frère Marie-Victorin. On le connaît encore aujourd’hui comme le créateur du Jardin botanique de Montréal, un des plus beaux du monde, on se souvient moins qu’il fut un des pères de l’Université de Montréal, et seuls les anciens n’ont pas oublié son action pédagogique et radiophonique qui firent de lui, entre les deux guerres, l’un des acteurs les plus convaincants du nationalisme canadien-français.

Un “tournant missionnaire” réussi : le Comité du Sacré-Cœur de Québec

Pour s’adapter au déclin de la pratique religieuse, nos évêques ont lancé un vaste mouvement de réforme sous le nom de « tournant missionnaire ». Ce qui paraît nouveau pour beaucoup a pourtant déjà été réalisé dans le diocèse de Québec et a donné un résultat qui devrait les encourager. Il faudrait bien sûr faire connaître cette expérience, les conditions de sa prodigieuse réussite et s’employer à ce que les prêtres modérateurs d’aujourd’hui, les agents de pastorale et les laïcs engagés suivent ce modèle.

La révolution tranquille intellectuelle (II)

L’action catholique spécialisée, le personnalisme de Maritain et celui de Mounier, implantés ici à la suite de la condamnation de l’Action française par le pape Pie XI, ont été la cause d’une subversion intellectuelle sans précédent au Canada français. Nos évêques, le clergé et la masse des fidèles ont été non seulement incapables de la contrecarrer dès ses premiers effets, mais ils n’ont pas compris que toute la chrétienté canadienne-française allait en mourir !

La révolution tranquille intellectuelle (I)

Après avoir survolé les événements politiques de la Révolution tranquille, il nous faut en expliquer les ressorts intellectuels. Sous quelle influence a-t-elle pu se faire si facilement, qu’est-ce qui a manqué à la chrétienté canadienne-française pour s’y opposer efficacement ?

MONSEIGNEUR NORBERT PROVENCHER
À L’ORIGINE DE LA CONQUÊTE DE L’OUEST CANADIEN

Le 2 juillet 2018, le diocèse de Saint-Boniface, Église mère du Nord-Ouest canadien, fêtera son deuxième centenaire en commémorant l’arrivée de son premier missionnaire, qui deviendra son premier évêque, Mgr Joseph-Norbert Provencher, une grande figure de notre histoire, malheureusement bien oubliée aujourd’hui.

La Révolution tranquille

1960 : au mythe de la « grande noirceur » va succéder un autre mythe, façonné par ses artisans : celui d’une « Révolution tranquille » à la marche irrépressible et permettant tous les espoirs... Parvenus à ce point de notre histoire volontaire, au basculement de notre monde chrétien, il importe avant tout de ne pas se laisser impressionner par les apparences. Un tel phénomène n’est spontané en aucun peuple, il est forcément le résultat d’une subversion préparée de longue date, diffusant ses idées à petites doses dans le corps social. 

La rébellion érigée en art ou l’art de l’apostasie

Dans une suite de conférences, nous avons survolé l’histoire de notre patrimoine artistique. Alors qu’à la fin du XIXe siècle notre architecture religieuse perd tout caractère propre, les arts plastiques s’enrichissent de belles œuvres originales. Des artistes canadiens-français produisent un art figuratif en harmonie avec la société québécoise, exprimant quelque chose de plus profond au-delà de la simple représentation du réel. Dans ce contexte culturel surgit soudainement l’art abstrait, véritable révolution culturelle qui annonce un bouleversement de la société canadienne.

La religion du MASDU

Les actes de Vatican II sont imprégnés de l’hérésie personnelle du pape Paul VI, une nouvelle théorie de la religion comme « Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle », en abrégé MASDU. Aujourd’hui le pape François la professe en disciple, stérilisant ses efforts de réforme de l’Église et l’empêchant d’écouter les demandes de Notre-Dame de Fatima.

Le Canada et la Grande Guerre : Victoires militaires, défaite nationale

La victoire de Courcelette, le 16 septembre 1916, et d’autres, moins importantes, en octobre et en novembre, consolidèrent la réputation du corps d’armée canadien et de son commandant anglais, le général Byng, dont la tactique pour emporter les tranchées ennemies se révéla fort efficace, en même temps qu’économe en vies humaines. Au pays, les anglophones ne pouvaient plus considérer les Canadiens-français comme des lâches ou des traîtres. Il aurait donc été possible de favoriser une réconciliation des deux « peuples fondateurs ». Il n’en a rien été...

Le Canada et la Grande Guerre : Héroïsme des soldats et luttes partisanes

Il y a un siècle, avec la loi sur la conscription, le Canada entrait dans une crise politique majeure qui creusa un fossé entre les Québécois et le reste des Canadiens. Pourtant, au même moment, soldats canadiens francophones et anglophones mêlaient leur sang dans des combats héroïques, prenant ainsi peu à peu conscience de leur identité nationale. Étudions ce curieux phénomène d’un nationalisme s’affermissant sur un théâtre d’opérations étranger, tandis qu’il devient impossible sur son sol.

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, et l’épopée de Ville-Marie

Paul  de Chomedey de Maisonneuve, fondateur et premier gouverneur de Ville-Marie (1641-1665), est sans doute l’une des plus belles figures de notre histoire sainte, mais les rares célébrations qui ont entouré le 4e centenaire de sa naissance ont occulté la part orthodromique qui fait toute la grandeur et la fécondité de son œuvre. Pire : l’inconcevable silence des célébrations du 375e anniversaire de Montréal sur sa personne demande réparation. Tâchons de combler cette lacune.

Duplessis : un règne sans lendemain

Après son retour au pouvoir, Duplessis va devoir affronter jusqu’à sa mort une vive opposition. On lui reproche surtout de faire le jeu des capitalistes, de n’être pas un véritable démocrate et de maintenir le Québec sous l’emprise d’une idéologie catholique rétrograde, empêchant son ouverture au monde. Après avoir brossé un tableau de ses réalisations, qui font objectivement de lui un de nos grands hommes d’État, il convient d’examiner cette triple critique afin, éventuellement, de reconnaître tout aussi objectivement des aspects négatifs à l’action de celui que les Québécois ont élu cinq fois Premier ministre, un record.